Revue de presse : Sarkozy c’est fini ? en Mai 2008 ?

Quelques morceaux choisis, mais je vous invite a lire les articles en entier.  Franchement je me demande comment tout cela va évoluer, la situation semble intenable et sans issue positive a court terme. Quels sont vos impressions dans vos discussions au travail, au café, ou entre amis ?

François Léotard
«Depuis que tu es à l’Elysée je suis inquiet»

 Sarkozy ne parle pas de la police. Il est la police. Il est l’ordre. L’ordre seulement, mais l’ordre complètement. Sa doctrine est faite : les loubards des banlieues n’ont pas de problèmes sociaux, ni de logement, ni de culture, ni d’emploi. Les pédophiles n’entrent pas dans la catégorie de l’acquis mais dans celle de l’inné, les récidivistes que la prison a largement amochés doivent y retourner le plus vite possible. Ils ont été jugés ? Aucune importance. Pour le même délit, déjà purgé, on va inventer «un suivi» en milieu fermé, c’est-à-dire une deuxième prison qui s’ajoute à la première, mais sans jugement. A quoi bon ? C’est l’Etat qui doit décider, c’est-à-dire l’exécutif, c’est-à dire la police. Il semble que notre président n’ait lu ni Tocqueville, ni Montesquieu, ni Benjamin Constant, il semble que la séparation des pouvoirs lui soit une énigme. Si l’on rend la justice Place-Beauvau, ce sera plus rapide. Et surtout plus près de l’Elysée. […]

«Le nom de Sarkozy est devenu imprononçable»
Et si ça finissait mal…

Pour la première fois, depuis 1958, un président issu du camp conservateur avait réussi cette synthèse qui aurait dû lui permettre à la fois d’innover et de durer. Une gauche éparpillée, un centre enfoncé ou rallié, une droite domestiquée, une extrême-droite marginalisée : cette martingale était exceptionnelle. Nicolas Sarkozy avait devant lui un boulevard. Il a pris la première impasse qui se présentait à lui. D’où le sentiment qui s’installe que le maître de l’Elysée est l’unique responsable des maux qui aujourd’hui l’assaillent et que seul son caractère précisément l’empêche de redresser la barre. Edouard Balladur, qui au moins dans l’expression est un véritable anti-Sarko, vient de le dire avec des mots qui, dans sa bouche, valent condamnation maximale : «La sincérité n’est pas exclusive d’une certaine sobriété. La prise de décision n’interdit pas la concertation préalable. Il n’est pas non plus indispensable de créer tous les jours l’événement.» En effet…

«Il va y avoir un accident !»
Bayrou : la République en cause

Aujourd’hui, Bayrou le-précurseur ne peut que constater que tout le monde communie dans la sarkophobie. «Ca ne peut pas durer comme ça pendant cinq ans, laisse-t-il tomber. Il va y avoir un accident. Quand les ponts se rompent entre un président et un peuple, il se produit forcément quelque chose.» Quelque chose de «thermonucléaire», glisse-t-il un peu plus tard, aussi sûr que la France va connaître une déflagration qu’incapable d’en préciser la nature.

Rubrique : Politique


One Comment

  1. laetitia
    Thursday 13 March, 2008

    Malheureusement je ne crois pas que l’horreur de ce qui se passe en France, s’arrête là!
    Sarko semble baisser dans les sondages mais il faut croire que si l’homme en prend un coup, ce n’est pas le cas de ses idées (hélas encore plus dangereuses que lui). En effet, Fillon, lui, progresse dans les sondages!! et que fait Fillon? il applique le programme Sarkozy!!
    Dans mes différentes discussions un peu partout, j’entends de tout.
    Ceux qui n’adhérez pas avant les élections aux idées
    (à mon goût navrantes) de Sarko n’y adhérent toujours pas. Quant à ceux qui n’étaient pas choqué avant les élections, certains semblent plus ou moins déçus mais seulement sur certains points de sa politique comme le pouvoir d’achat (problème réel). mais il me semble qu’ils sont toujours en accord avec ce que Sarko prêtant être les causes de “la crise”: le problème d’ordre public, la délinquance, etc…. ce qui à mon avis ne mène pas bien loin.
    Ses électeurs déçus restent, je crois, dans une vision restreinte de sa politique… il faut toujours un coupable!! (minoritaire de préférence)
    D’autres électeurs sarkozystes attendent las mais passifs ! d’autres encore disent qu’il faut lui laisser le temps!!! (A moi la peur! )
    On peut toujours se prendre à rêver et croire qu’il ne passera pas Mai (ça fait du bien) mais en attendant soyons vigilants!