Bon je parle du sujet un peu tardivement par rapport a l’actualité, bien qu’il y a peu a douter que les 35h soient dans les journaux de manière hebdomadaire pour encore quelques semaines.

Cela dit, merci a Léon Mercadet de la Matinale sur Canal plus d’avoir abordé le sujet et d’avoir aidé a rétablir une vérité si peu mise en lumière par nos journalistes lors de la grande messe du 20h, préférant offrir des boulevards a la propagande néo libérale merdeuse du gouvernement.

“10 % des salariés seulement sont aux 35 heures” … Ces mêmes 35 heures qui sont accusées de tous les maux en France concernant l’économie et la faible croissance. Reconnaissons leur le désavantage d’avoir ralentie la revalorisation des salaires sur le court terme, mais l’impact négatif sur l’économie est une manipulation.

je rajouterais un détail qui peut sembler manquer concernant la démonstration, les professions non salariés travaillant 50 h/semaine devraient faire exploser la moyenne au delà des 38 h, n’est ce pas ? Cela est sans compter le temps partiel et l’intérim, deux statuts qui ont tendance a faire diminuer le taux horaire hebdomadaire (si mes souvenirs sont bons, en France seulement 12 % de la population travaille a temps partiel, le taux le plus faible d’Europe). A noter que les temps partiels ont pour effet mécanique d’appauvrir le salarié et lui laisse pas forcement l’occasion de compléter son revenu pour atteindre un salaire plein (équivalent au moins au SMIC) : difficile de trouver un emploi de 15 heures lorsque l’ont fait un temps partiel de 24h.

Quelques jours plus tard, la propagande UMPiste se heurte au travail de fond du journaliste. Vive la langue de bois et la démagogie:

Pour poursuivre la réflexion sur le sujet je vous invite a lire le très bon dossier d’alternatives économiques :
Les 35 heures, bouc emissaire

la RTT avait une dimension de “politique de civilisation”: réduire le poids du travail dans la vie de chacun au bénéfice du temps libre, c’est aussi vouloir réduire la place de l’économie dans la vie sociale, inciter à être plutôt qu’à avoir, privilégier le non-marchand (qu’il soit politique, culturel ou personnel) plutôt que la consommation marchande